[]
  • Tél: +226 71 35 57 60
  • 01 BP 1330 Ouagadougou - Burkina Faso
  • Courriel : sogob-bf@yahoo.fr


Clamydiose : « Ça s’attrape à deux, ça se soigne à deux ».

La chlamydiose urogénitale est une infection sexuellement transmissible (IST). C’est la plus fréquente des IST bactériennes et la plus contagieuse. Elle touche 10-15% des 15-24 ans qui sont sexuellement actifs et est l’une des principales causes de stérilité. Comment elle se manifeste ? Comment se fait le diagnostic ? Quel traitement pour la chlamydiose ? Les réponses avec Dr Jean-Louis OUEDRAOGO.


Quelles sont les causes ?

Elle est due à une bactérie appelée Chlamydia trachomatis.

Mode de transmission

Elle est quasi exclusivement sexuelle. Elle a lieu à l’occasion de rapports sexuels entre partenaires, au cours de différentes formes
de rapports sexuels par contacts génitaux (rapports oraux, vaginaux ou anaux)

Personnes à risque

Toute personne ayant des rapports sexuels non protégés avec une personne infectée.

Facteurs de risques

Les facteurs de risque peuvent être :

- Des rapports sexuels multiples non protégés ;
- Des rapports sexuels non protégés avec des professionnels du sexe ;
- Des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels.

Symptômes

Ils apparaissent 10 à 15 jours après la contamination (incubation).
La chlamydiose urogénitale est une maladie silencieuse. Il n’y a pas de symptômes chez 75% de femmes et 50% des hommes. Ce qui favorise :

- Un retard pour le diagnostic (l’absence de manifestation fait qu’on ne consulte pas) ;
- Une propagation « silencieuse » de l’infection ;
- La survenue des complications dominées par la stérilité.

Chez la femme
- L’infection est le plus souvent asymptomatique (c’est-à-dire sans aucun signe permettant de penser qu’on est infectée).

- Parfois on peut avoir :
 Des pertes (leucorrhées) sanguinolents traduisant une infection du col (Cervicite) latente ou une inflammation de la vessie (Cystite) avec des urines claires.

- Les complications (qui peuvent parfois révéler l’infection) sont :
 Une inflammation ou une infection des trompes (Salpingite) ;
 Des trompes bouchées (séquelle de l’infection des trompes) ;
 Des douleurs pelviennes chroniques ;
 Une grossesse qui essaie de se développer dans une trompe (Grossesse extra-utérine) ;
 Une Stérilité.

• Chez l’homme

- Dans 50% des cas l’infection se traduira par une inflammation discrète du canal du pénis : (urétrite subaiguë) avec écoulement peu abondant, peu douloureux ;
- Parfois on a juste des brulures du canal du pénis en urinant (brûlures urétrales) ;
- Mais dans 30% des cas l’infection ne se manifeste par aucun signe (asymptomatique).

Complications possibles

 Une inflammation de la prostate (Prostatite) ;
 Une inflammation (Epididymite) ;
 Un rétrécissement du canal du pénis (rétrécissement urétral) parfois ;
 Une stérilité

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic peut se faire de deux manières :
- Soit directement par la mise en évidence de la bactérie ou des parties de la bactérie (examen direct, culture cellulaire, PCR) dans des prélèvements du canal du pénis (urètre pré-méatique) chez l’homme et dans le col (endocol) chez la femme ;
- Soit indirectement en recherchant dans le sang (sérologie) des signes du passage de la bactérie dans l’organisme.

Traitement

Il permet :
- D’interrompre la transmission du Chlamydia ;
- D’éviter les complications et les séquelles ;
- De réduire le risque d’infection par VIH (car les IST favorisent la transmission du VIH).
Le traitement est à base d’antibiotiques adaptés (tous les antibiotiques ne sont pas efficaces contre le chlamydia).
Et il faut toujours traiter le ou les partenaire(s) sexuel(s). « Ça s’attrape à deux, ça se soigne à deux ».

Prévention

Elle est primaire et secondaire.

- Prévention primaire :
 Il faut éviter de s’infecter à travers une communication pour le changement de comportement (surtout chez les jeunes).
 Il s’agira :
.De réduire le nombre de partenaires sexuels ;
.D’avoir des pratiques sexuelles à moindre risque telles que l’Abstinence, la
bonne fidélité, le retard de l’âge des 1ers rapports sexuels, … etc ;
.D’utiliser régulièrement et correctement des préservatifs.

- Prévention secondaire :
Elle consiste au diagnostic précoce et au traitement efficace des personnes infectées et des malades évitant ainsi les complications et la dissémination à la communauté.


227 vues

Un commentaire sur " Clamydiose : « Ça s’attrape à deux, ça se soigne à deux ». " ?
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

figure
figure