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SERVICE GYNECO-OBSTETRIQUE AU CHR DE KOUDOUGOU : 2 médecins spécialistes pour 1689721 habitants pour la région du centre Ouest (INSD) avec 500 à 600 malades/mois


La gynécologie-obstétrique est une spécialité consacrée à la santé et au bien-être de la femme en dehors de la grossesse ou pendant la grossesse et l’accouchement. Il en est de même chez l’homme pour ce qui est de ses problèmes de santé de la reproduction. Si, de plus en plus, de jeunes médecins se spécialisent dans ce domaine, force est de constater qu’’il y a un gap entre le nombre de gynécologues obstétriciens disponible et le besoin existant aux fins de prendre en charge les problèmes de santé en lien avec la gynécologie-obstétrique. Nous avons pu toucher du doigt cette réalité lors de notre passage au Centre hospitalier régional de Koudougou.

Jean Claude Sawadogo, attaché de santé en soins obstétricaux gynécologique et surveillant d’unité de soins de service des hospitalisations de la gynéco obstétrique du CHR de Koudougou

« Nous avons en moyenne par mois 500 à 600 malades. On a une fourchette de 100 à 150 césariennes par mois et en termes d’accouchements, autour de 200 à 300 par mois ». Cette déclaration est de monsieur Jean Claude Sawadogo, attaché de santé en soins obstétricaux gynécologique et surveillant d’unité de soins de service des hospitalisations de la gynéco obstétrique du CHR de Koudougou. Or, il n’y’a que deux médecins spécialistes pour la prise en charge des patientes. « Ça fait presque 4 ans que l’on travaille à deux. C’est vrai qu’au Burkina, on n’a pas trop de spécialistes, mais il y a des spécialités où le manque est très criard. Les femmes qui constituent plus de 50% de la population, consultent beaucoup. Si on ne prend simplement rien que l’accouchement, le CHR est un centre de référence, ce n’est pas au CSPS ou ce sont des accouchements eutociques (accouchements normaux). Ici ce sont des accouchements dystociques (qui ne se déroulent pas de manière normale). Quand les femmes viennent, souvent certaines sages-femmes avec l’ancienneté arrivent à gérer la situation. Mais quand elles doutent, elles préfèrent appeler le médecin. Alors qu’à deux, on ne peut pas être là tous les jours et 24h/24 », a renseigné, pour sa part le chef de service de la gynécologie obstétrique du CHR de Koudougou, Dr Norbert Djiguemde, médecin gynécologue obstétricien.

Dr Norbert Djiguemde, médecin gynécologue obstétricien, chef de service de la gynécologie obstétrique du CHR de Koudougou

Ces spécialistes de la santé de la femme sont le plus souvent, contraints de se surpasser pour pouvoir prendre en charge leurs patientes. « Nous sommes organisés en astreinte. Chacun gère une semaine. On prend l’astreinte de la semaine, mais cela n’exclut pas qu’on nous programme pour les urgences et les programmes opératoires, que ce soit ton jour de service ou pas. Même quand on n’est pas de garde, du fait que c’est un jour ouvrable, on est obligé de rester jusqu’à vendredi. Souvent à peine arrivé à la maison, on t’appelle. Même quand ça ne va pas, on essaye tant bien que mal de donner le maximum de nous-mêmes. Ce n’est pas facile, car même pour s’organiser prendre un congé, c’est vraiment difficile », a-t-il révélé.

Ces hommes en blouse blanche doivent également prendre en charge les patientes qui sont inscrites sur la liste des patientes à opérer. A ce sujet, Dr Norbert Djiguemde a fait savoir qu’au regard des problèmes de disponibilité du personnel, certaines de leurs patientes peuvent attendre un ou deux mois sans pouvoir être opérées. « Mais s’il y a une urgence, par exemple un fibrome qui commence à saigner, on ne va pas attendre le programme pour les opérer. On va les hospitaliser et les prendre en charge rapidement. En dehors de cela, tout ce qui peut être mis en programme, on le fait pour essayer de se contenir au maximum physiquement, sinon c’est éprouvant », a-t-il confié. En plus du manque de personnel, les travailleurs sont confrontés à des difficultés d’ordre matériel.
Pour rappel, le service gynécologique et obstétrique du CHR de Koudougou comme tous les autres services, est organisé comme suit : la matinée, la permanence et la garde. Dans le service des hospitalisations de la gynéco obstétrique, les motifs de consultation sont essentiellement des cas d’accouchement, les urgences obstétricales et gynécologiques. Il existe aussi des pathologies et grossesses, des cas d’avortement et quelques cas de tumeurs bénignes ou de cancers gynécologiques.

SOGOB


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