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Infertilité : au Burkina, le quart de la stérilité dans le couple vient de l’homme, l’autre quart la femme et les 50%, les deux

L’infertilité est un fléau qui crée beaucoup de malheurs à la femme en Afrique. La preuve, en cas d’infertilité dans le couple, elle est la première à être pointée du doigt. L’infertilité a-t-elle uniquement un visage féminin ? Faut croire que non, car pour être fécond, l’homme aussi doit remplir un certain nombre de conditions. Docteur Alexis Yobi Sawadogo, gynécologue et maitre-assistant au service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction au CHU de Bogodogo explique !

Docteur Alexis Yobi Sawadogo, gynécologue et maitre-assistant au service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction au CHU de Bogodogo

Conditions pour qu’un homme soit fécond

  • Il faut qu’il ait un testicule qui fonctionne normalement,
  • Il faut qu’il y ait une sécrétion normale des hormones masculines, notamment la FSH et la testostérone.
  • Il faut que le liquide séminal dans lequel les spermatozoïdes acquièrent leur capacité de fonctionnement soit de bonne qualité. Donc il faut que la vésicule séminale et la prostate qui sécrètent ce liquide fonctionnent normalement.
  • l’absence d’anomalies de l’épididyme, des canaux déférents qui conduisent les spermatozoïdes des testicules à la vésicule séminale, des canaux éjaculateurs,
  • l’absence d’anomalies de l’éjaculation.

Causes de l’infertilité

  • Anomalies de l’éjaculation : anéjaculation, éjaculation rétrograde…
  • Les malformations : canaux éjaculateurs, agénésie (absence congénitale)
  • Anomalies obstructives dues aux inflammations, infections, traumatismes, cryptorchidie (non descente des testicules dans la bourse)
  • Anomalies sécrétoires : altération spermatogénèse due à une sécrétion insuffisante des hormones masculines (testicule absent ou peu fonctionnel)
  • Anomalies immunitaires qui affectent le fonctionnement des spermatozoïdes

Diagnostic

Chez l’homme, après l’examen clinique si on ne voit rien, l’examen le plus simple que nous faisons, c’est le spermogramme. Il consiste à faire deux à trois jours d’abstinence sexuelle. Le monsieur va prélever le sperme : soit par masturbation, soit par coït interrompu, c’est-à-dire que le monsieur fait des rapports avec sa femme, et se retire au moment de l’éjaculation pour prélever le sperme. Dès qu’il le fait à la maison, il faut que le sperme arrive au laboratoire d’ici les 30 minutes qui suivent. Ce qui fait que les laborantins proposent souvent que le prélèvement soit fait sur place pour leur permettre d’analyser. Si on fait ça et qu’on trouve qu’il n’y a pas de spermatozoïdes, on répète pour s’assurer vraiment de ce résultat parce qu’on sait que la production de nouveaux spermatozoïdes dure environ trois mois. On peut donc reprendre l’examen au bout de trois mois. Si on ne trouve rien, on cherche les raisons. Le bilan sanguin que nous demanderons par la suite nous situera sur la cause centrale, obstructive ou sécrétoire de l’absence des spermatozoïdes.

Traitement

  • Chez l’homme aussi le traitement dépendra des causes identifiées. S’il y a des spermatozoïdes, mais qu’ils ne bougent pas ou bien qu’ils sont morts, en général il s’agit d’une infection qu’il faut identifier et traiter.
  • S’il y a peu de spermatozoïdes, parfois on donne certains produits pour booster la production des spermatozoïdes et ça peut aider parfois certains hommes à être plus fertiles. Si cela ne marche pas on fait recours aux techniques de procréation médicalement assistées. Il y a quelques cliniques au Burkina Faso qui utilisent ces techniques. Il y a des couples qui ont utilisé ces techniques et ça marché, d’autres non.

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